La logistique est un secteur complexe et multidimensionnel qui requiert un certain sens de l’organisation. Si les mesures à mettre en place peuvent sembler laborieuses a priori, elles en valent tout de même la peine. À long terme, elles permettent d’obtenir tout un réseau fonctionnel réglé comme du papier à musique. Découvrez donc sans plus tarder nos astuces pour l’optimisation de la chaîne logistique.

Optimisation de la chaîne logistique : définition et bénéfices

Le type d’optimisation en question consiste à instaurer des outils et méthodes capables d’améliorer la gestion de la chaîne logistique. Du stockage au transport, en passant par les flux informationnels, l’objectif est de rendre l’ensemble des opérations plus fluides, rapides et économiques.

Les avantages potentiels sont nombreux. Citons notamment la réduction des délais de livraison et des coûts, l’augmentation de la productivité, la diminution des gaspillages en tous genres et l’amélioration de la satisfaction client.

Analyse de la chaîne logistique : mesurer pour améliorer

Comment peut-on parler de performance si l’on ne prend pas la peine de la mesurer ? L’optimisation de la chaîne logistique passe en effet également par la prise en compte d’un certain nombre d’indicateurs clés de performance (ICP) ou key performance indicators (KPI) en anglais.

On a par exemple ceux en rapport avec le temps. L’un d’entre eux est le lead time, soit le nombre de jours entre la date de la commande et celle de la livraison.

Les ICP d’ordre financier constituent un autre ensemble de métriques à surveiller. Il faudra en effet déterminer la valeur exacte des stocks ou encore le taux de rotation. Autrement dit, il est question de savoir ce que vous avez en main et combien de fois vos marchandises se vendent sur une période donnée.

N’oublions pas les ICP de productivité qui comparent production et ressources utilisées (y compris la main-d’œuvre). Il en va de même pour les ICP de qualité qui peuvent, par exemple, vous permettre de réévaluer les produits défectueux.

Les fondamentaux de l’amélioration logistique

Viser une amélioration via l’optimisation de la chaîne logistique repose surtout sur deux aspects : la mise en place de stratégies appropriées et une politique de gestion capable de pérenniser ces stratégies.

Stratégies logistiques : meilleures pratiques à adopter

On en vient donc en quelque sorte au titre même de notre article. Il y a en effet 5 étapes essentielles en logistique et vos stratégies devront donc être appliquées à chacune d’entre elles. Soit :

  • L’approvisionnement
  • Le stockage
  • La préparation
  • La distribution
  • Le retour

Pour les deux premières, il faudra trouver un juste milieu : soit éviter à la fois le surstockage et la rupture de stock. Une bonne stratégie consistera donc en une étude approfondie de la demande.

Vous aurez également besoin d’un système de contrôle qualité (CQ). Il va sans dire que les vérifications doivent être effectuées plusieurs fois avant et pendant la préparation de la marchandise en fonction des commandes,

Pour la distribution et donc le transport, pensez à optimiser vos tournées de livraison. Examinez les différentes options de parcours afin de choisir le plus rentable à la fois en termes de coûts et de kilomètres. Organisez votre flotte de manière flexible et optez pour le transport multimodal chaque fois que possible.

Enfin, la logistique inverse, également appelée retour, constitue une autre phase importante. On peut la définir comme un processus d’évaluation en sens inverse, c’est-à-dire généralement à partir du consommateur. Citons notamment le retour de produits pour cause de défectuosité ou d’obsolescence, ou encore le recyclage de stocks saisonniers. Ce qui nous conduit à aborder la question du diagnostic et de la prévision dans la section suivante.

Gestion efficace de la logistique : clés pour une meilleure organisation

L’optimisation de la chaîne logistique dépend également d’une bonne gestion des données. Pour ce faire, vous aurez probablement besoin d’adopter un certain nombre de standards. Certains d’entre eux sont d’ailleurs obligatoires, selon la zone géographique dans laquelle vous vous trouvez.

À titre d’exemple, les standards GS1 (Global Standards 1) permettent de réguler l’échange d’informations relatives aux marchandises et autres composantes logistiques. On peut penser notamment à la facturation électronique ou au suivi de cycle de vie des produits. Grosso modo, il s’agit d’utiliser un certain nombre de codes tels que le code-barres GS1-128 et de dates comme la DLC (date limite de consommation). Il y a aussi des identifiants internationaux attribués à chaque unité logistique, comme le GTIN (global trade item number) et le SSCC (serial shipping container code).

Pourquoi tant de « complications » ? En fait, l’utilisation de tels standards permet au contraire d’améliorer la traçabilité et la fiabilité du suivi, tout en réduisant le risque de litiges (avec, entre autres, vos clients). Autrement dit, toutes ces normes vous facilitent la vie. Vous savez exactement où vous en êtes pour chaque produit, commande, prestation et opération logistique.

Adopter l’agilité et l’automatisation

Examinons maintenant brièvement deux aspects qui jouent un rôle majeur dans l’adaptabilité logistique.

Chaîne d’approvisionnement agile : comment s’adapter rapidement

Une définition simplifiée du concept d’agilité en logistique serait : être capable de changer et d’agir rapidement. En situation de crise ou d’imprévus majeurs (comme la pandémie du COVID-19), on qualifiera d’agile toute entité professionnelle qui arrive à modifier efficacement ses méthodes, flux et prestataires dans les plus brefs délais. Voici quelques astuces pour y parvenir :

  • Digitaliser l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement afin que tous les agents impliqués (transporteurs, clients, etc.) puissent rester connectés à tout moment.
  • Adopter un système de management des transports (TMS, soit transport management system) pour réviser les parcours lorsque nécessaire et faciliter le suivi des livraisons.
  • Opter pour des méthodes flexibles telles que l’entreposage mobile afin de réduire les limitations et être sûr que les principales opérations continuent, quoi qu’il arrive.

Automatisation logistique : utiliser la technologie pour booster l’efficacité

L’optimisation de la chaîne logistique passe aussi par l’automatisation. Pensez tout d’abord à travailler avec un logiciel de gestion d’entrepôts (WMS, soit warehouse management system). Il vous sera particulièrement utile au moment de prendre les commandes.

Il est également recommandé de prévoir des outils qui aident à réduire les déplacements ainsi que l’effort humain pour les procédés de picking. Bras robotisés, drones et autres véhicules autoguidés peuvent devenir vos meilleurs atouts de productivité.

Intégration et réduction des coûts

Vos objectifs en logistique doivent également comprendre une démarche intégrée et économe.

Intégration logistique : harmoniser pour optimiser

On parle souvent d’intégration horizontale pour désigner les interactions qui ont lieu au même niveau d’une chaîne. Quant à l’intégration verticale, c’est celle qui implique plusieurs niveaux à la fois. Les niveaux en question sont les suivants :

  • Décisions concernant les matériaux et ressources requis
  • Fabrication, refabrication et assemblage
  • Étude de marché
  • Analyse de la demande
  • Calcul des délais requis
  • Création de partenariats (avec fournisseurs, etc.)
  • Exécution des commandes
  • Stockage
  • Transport

Le but est de coordonner ces différents niveaux afin qu’ils fonctionnent tous de façon synchronisée ou du moins complémentaire. Pour ce faire, l’utilisation d’un PGI (progiciel de gestion intégré) ou – pour les anglophones – d’un ERP (enterprise resource planning) est recommandée. Il en va de même pour le WMS, précédemment mentionné.

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Réduction des coûts logistiques : conseils pour maximiser les bénéfices

Il existe plusieurs tactiques qui peuvent vous aider à rentabiliser vos opérations :

  • Revoir les tarifs de vos principaux prestataires (transporteurs, etc.) et ne pas hésiter à les changer lorsque nécessaire.
  • Utiliser vos emballages et conteneurs de manière optimale. Soit trouver un juste milieu en évitant à la fois les espaces vides et la surcharge.
  • Diminuer le poids de vos envois (en optant, par exemple, pour des matériaux plus légers pour vos colis). Vous pouvez ainsi bénéficier de tarifs réduits.
  • Une fois de plus, adopter les nouvelles technologies telles que le TMS, WMS et outils similaires précédemment mentionnés.

Gestion optimale de la chaîne logistique

Il va sans dire que c’est aussi une bonne gestion qui permet l’optimisation de la chaîne logistique. Voici quelques points à retenir :

Gestion de la chaîne logistique vs. gestion chaîne logistique : comprendre les nuances

La « gestion de la chaîne logistique » consiste essentiellement en la mise en œuvre de procédés qui visent à maximiser le bon fonctionnement des flux impliqués. Soit le flux de marchandises, le flux financier et le flux d’informations. Ce type de gestion prend en compte tous les acteurs en jeu, des fabricants aux consommateurs.

L’expression « gestion chaîne logistique » n’est pas bien différente, mis à part le fait qu’elle se focalise davantage sur les processus en soi. Elle ne comprend pas nécessairement les efforts d’optimisation et d’harmonisation de l’ensemble.

Amélioration logistique : continuer l’effort pour un système robuste

L’amélioration continue est une approche basée sur une logique d’optimisation constante. Elle contraste donc avec les mesures mises en place de façon occasionnelle (comme en cas de crise ou de commande volumineuse).

Lorsqu’un système est bien établi, il suffit alors d’intervenir simplement avec des ajustements mineurs. L’un des exemples les plus connus est la méthode japonaise Kaizen (« s’améliorer à travers le changement ») développée par l’ingénieur Taiichi Ohno pour Toyota. Cette méthode repose sur 5 principes de maintenance mais aussi de progrès continuel :

  • Le tri
  • L’ordre
  • Le nettoyage
  • La standardisation
  • La discipline

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Foire aux questions

Qu’est ce que le flux financier dans le cadre de l’optimisation de la chaîne logistique ?

Il s’agit essentiellement (mais pas seulement) des paiements effectués par le consommateur à l’entreprise et par celle-ci à ses collaborateurs (fournisseurs, etc.). Dans un contexte optimisé, l’objectif est d’assurer la fluidité de ces transactions. 

La sous-traitance fait-elle partie de la chaîne logistique ?

Tout à fait. Elle peut faire partie du processus de fabrication, mais également d’autres niveaux de la chaîne dans certains cas. 

Quels sont les avantages de l’intégration ?

Citons notamment les avantages suivants : meilleur suivi de la qualité, réduction des coûts et délais, compréhension approfondie concernant les attentes des consommateurs, compétitivité accrue.